Ouais, en ce moment, je me triture les neurones, ça fait peur, hein? Mais en fait, c'est une réflexion que j'ai depuis quelques temps et que je soumets ici parce que voilà, j'aime bien exposer mes théories. Prenons une personne, ses amitiés sont-elles révélatrives de ce qu'elle est? Oui, de prime abord, ça me paraît plus qu'évident.
Pour illustrer cette théorie, prenon un exemple au hasard : moi. En août l'an dernier, j'ai donc décidé de changer de vie : assez de déchéance, reprenons nous en main. C'est fou comme à partir de là, beaucoup de gens superficiels ont dégagé de ma vie, que je le veuille ou non, d'ailleurs. Parce que je ne sortais plus jusqu'au bout de la nuit, parce que je ne buvais plus jusqu'à en oublier mon nom. Parce que marre de les voir se complaire dans leur petitesse et croire que parce qu'ils/elles baisent, ce sont les meilleurs éléments de notre société. Moi aussi, je baise, je n'en tire aucune fierté particulière et je n'en fais pas un argument vente sur ma personne, j'ai plein d'autres qualités. Genre je suis drôle et un minimum cultivée (et teeeeeeeeeeellement modeste). Bref, en refusant de continuer sur cette voie, beaucoup de gens se sont détournés de moi ou j'en ai viré certain(e)s parce que l'hypocrisie, ça me lourde.
Du coup, j'ai de nouveaux amis. Ou plutôt nouvelles parce que ce sont quasi que des filles. En ce moment, je vois beaucoup Marine (bon, ce n'est pas une nouveauté, je la connaissais avant), la Bretonne, que j'ai revue hier et Soleil, une copine au chômage comme moi avec qui je suis allée voir Doisneau à l'Hôtel de Ville. Et Doisneau, c'est un peu un modèle pour moi. Mon entourage se féminise fortement mais toutes ont un point commun : elles sont calmes. Elles vivent leur vie sans sortir jusqu'au bout de la nuit, sans se détruire, sans boire... Ca les empêche pas d'avoir une vie amoureuse pour la plupart, elles ne sont pas du tout coincées. Juste qu'elles s'assument sans se détruire et putain, ça fait vraiment du bien. Mardi, je suis allée boire du thé avec Soleil, à la pizzeria avec Marine et hier, suis allée boire un browniccino avec la Bretonne. Quelle bande de rebelles nous sommes.
Mais au fond, je me sens plus(ssssssssss) moi qu'avant, plus en phase. La Camille "j'me bourre la gueule", ce n'était pas moi, plus une crise d'identité, on dira. Mais qu'est-ce que ça fait du bien de récupérer ses charentaises. De se regarder dans la glace sans avoir la nausée, ne pas avoir le blues la nuit parce qu'on est une sombre merde et tout ça. Bref, j'ai repris les manettes et tout se remet en place de façon logique. C'est rassurant pour la suite.