Evidemment, c'était trop beau pour être vrai. Un truc qui irait bien dans ma vie, ça se saurait.
Round 2 de mon entretien ce matin. J'ai rendez-vous à 11h, je pars à 10h : une heure, ça suffira. Sauf que le train a déjà dix minutes de retard, truc qui n'arrive JA-MAIS. Ou alors des fois le week-end mais jamais en semaine! Du coup, je suis toute décalée. Je sors du train pour prendre le RER et là, mon pied droit décide de tracer sa propre route, je me tords la cheville et manque de me casser la figure, je me rattrape je ne sais comment. Mais j'ai très très mal à la cheville.
J'attends le RER 5 mn (une éternité), je constate en attendant que mon talon droit est coupé en deux et donc que je marche sur un moignon plus ou moins rond et que sur l'asphalte trempée ou l'espèce de revêtement merdique de la station RER, ça glisse. C'est pour ça que j'arrêtais pas de glisser hier. Bon, je prends le RER. Arrivée à Vincennes, je sors du RER et je pars pas dans la bonne direction. J'arrive à un arrêt de bus : le 318. Putain, je veux le 115, moi, comment ça se fait? J'arrête une dame : je suis pas du tout où je dois aller. Au bout de 10 mn, j'arrive ENFIN au bon arrêt mais le prochain bus est annoncé dans 10 mn, il est 10h55. J'ai une grosse envie de pleurer. J'appelle pour prévenir de mon retard.
A l'arrivée, j'ai 20 mn de retard. L'entretien en lui-même se passe bien, je me laisse pas démonter, j'explique les soucis que j'ai eus, la dame compatit "non mais y a des travaux en ce moment alors le bus...". Je reste souriante, convainquante. Je repars au bout de presque une heure d'entretien, on est 3 en finale, j'aurai la réponse ce soir ou demain. Mais vraiment, ce retard de 20 mn, c'est un tel handicap que j'ai à peu près aucun espoir. Je suis en colère contre la RATP qui n'est pas foutue de respecter ses horaires, contre moi qui me perds partout où je vais. J'avais prévu 15 mn de marge, je suis arrivée avec 20 mn de retard. J'en peux plus, je suis vraiment désespérée. J'ai donné le change pendant l'entretien mais une fois rentrée chez moi, j'ai pleuré. Je crois vraiment que je vais quitter Paris, que je vais me réorienter mais là, c'est plus possible. Deux ans que j'ai une loose pas possible , c'est plus supportable.