Bon, là, je vous parle mais je suis pas censée être sur mon ordi, je me suis mise en absente sur MSN pour avoir la paix. Je suis cachée, chut! Pourquoi je fais ça. Je sens que vous brûlez de le savoir (de toute façon, c'est l'article du jour donc vous saurez). Parce qu'aujourd'hui, le bureau des jérémiades est fermé.
Ce matin, je me suis levée, réveillée à 11h (oh la vache!), je trafique, je me connecte sur MSN vers 11h30 et là, Libellule me tombe dessus. Libellule, c'est une ancienne collègue que j'aime beaucoup dans l'ensemble. Sauf qu'elle est totalement monomaniaque et ne parle que d'une chose : son mec, son mec et son mec. Hier, déjà, on en a parlé toute la matinée à base de "je l'ai pas vu depuis dimanche soir, il me manque trop!". Bon, alors je veux bien qu'elle soit totalement folle de lui mais bon, on peut parler d'autre chose, aussi, des fois. Surtout que cette fille est totalement flippée. La semaine dernière, elle m'expliquait qu'elle avait des soucis de santé et pensait que c'était parce qu'elle était trop anxieuse. Oui, je veux bien la croire! Elle imagine systématiquement le pire.
Exemple, ce matin. Je me connecte, elle arrive, me demande si ça va et je lui retourne la question : "bof!". Oui, quand je lui demande si ça va, j'avoue que j'appréhende toujours la réponse. Que passa? Ben, hier soir, elle a envoyé des textos à son mec car il demande des vacances et ne sait pas s'il va les avoir ou pas et comme les réponses de monsieur au texto sont vagues, elle essaie de l'appeler. Et là, il répond pas. "Tu comprends, je l'ai appelé deux ou trois fois et il a pas répondu!". Oui, je dois préciser qu'officiellement, ils sont pas vraiment un couple même s'ils passent deux ou trois nuits par semaine. Bon, je désamorce le drame, lui faisant remarquer qu'on n'a pas toujours la possibilité de répondre au tel, surtout qu'avant 21h, il y a des chances qu'il soit au boulot. Puis surtout, il avait peut-être pas très envie d'épiloguer sur le sujet.
Et là, alors que je pensais avoir désamorcé le truc, c'est parti pour le psychodrame :"Non mais c'est un impulsif et s'il a pas ses vacances, il est foutu de démissionner!". Donc, là, je m'énerve : faut vraiment être le roi des cons pour démissionner pour ça! Le gars, il est là depuis janvier ou février, s'il claque la porte à la première contrariété, on s'en sortira jamais. De toute façon, je pense pas qu'il en arrive là. Mais bon, comme mon père est arrivé en pleinde discussion, je suis partie faire à manger et j'ai omis de me remettre en ligne, oups! Mais bon, il y a des jours où j'ai pas envie de supporter la misère des autres sur mon épaule. Surtout pour un simple appel où monsieur n'a pas décroché.